Dernière partie de nos explorations Canadiennes, et pas des moindres : l’Ontario... Pour cette étape, point de Lonely Planet, ni de recherches hasardeuses sur iOverlander pour trouver le bivouac du soir... Notre camp de base sera Orkney Crescent Road, à Toronto, la maison de Franklin et Eléonore, Adèle, Hector, Victorien, et Mila! Grande joie de retrouver ces amis de toujours, Canadiens d’adoption, et de partager un bout de leur vie ici!
Un home sweet home loin de chez nous
Nous délaissons donc un instant notre maison à roulette pour cet autre Home sweet Home... Une vraie maison avec de l’espace, accueillant tout notre bazar sans restriction aucune, de vraies douches chaudes et puissantes, de vraies machines à laver que l’on peut faire tourner jour et nuit...mais surtout une vraie “maisonnée” qui nous accueille comme des rois, et dans la joie, à chacune de nos (nombreuses) arrivées! Des chambrettes au linge tout frais préparé rien que pour nous, aux petits plats de rêve à chaque repas...
En passant par les grandes tablées chaleureuses, les vieux souvenirs qui ressortent, entre 2 projets ou bons plans pour le lendemain, les morceaux de vie partagés, pour se retrouver ou pour enfin mieux se connaître... entre les gradins bien frais de la patinoire pour encourager Adèle sur la glace, les séances shopping au Mall du coin, et surtout entre mecs chez Bass Pro Shop, les sorties et balades dans Toronto, “le” back-country canoë trip... ou tout simplement les sorties au play-ground pour faire courir Mila, les petits dej des jours de semaine, encore un peu endormis, avant les départs pour le boulot ou la station de school bus... Une bien douce et chaleureuse étape dans cette grande année de voyage!
Toronto, une tout autre dimension
Avec eux, nous découvrons Toronto... D’abord sa superbe skyline, de loin, depuis le cadre magique du Royal Canadian Yacht Club, puis au cœur de la ville, dans les quartiers où ils aiment flâner... Les belles maisons en briques de The Annex, la douce ambiance du quartier hippie de Kensington, les churros des bouibouis Mexicains, les mochis délicats des sobres boutiques japonaises, les marchés ultra bio-hipster-pas donnés, les friperies hippies, les pots de cannabis sur le trottoir...
L’architecture unique de l’AGO - Art Gallery of Toronto, repensée par Frank Gehry (qui est torontois, le saviez-vous?), et son magnifique parc, vue sur la CN tower...
Les vieux tram et leur réseau de câbles enchevêtrés au dessus de nos têtes... On se laisse guider, pour goûter les couleurs et l’atmosphère de cette métropole ultra cosmopolite...
Le back-country canoë trip, comme de vrais Canadiens
On se laissera totalement guider aussi, pour rejoindre l’un des 1000 lacs d’Ontario, dans la magnifique région de Killarney. Charger les canoës et partir 3 jours pour un vrai « back-country » trip à la Canadienne, sur le Bell Lake... Caboter tranquillement à la recherche « du » spot, installer le camp, allumer le feu, savourer une bière fraîche bien méritée, et un festin mitonné par Eléonore, faire griller des chamallows sous les étoiles et apprendre à faire des S’mores avec Adèle, avant d’aller se glisser sous nos toiles, sans oublier de hisser d’abord nos vivres (et la pâte à dent!) dans les arbres pour ne pas attirer les ours...
Se réveiller le 1er pour voir le soleil se lever sur la nature endormie, écouter les loons qui barbotent... Suivre Franklin dans les bras d’eau cachés, envahis de nénuphars et d’herbes hautes, apprendre à porter son canoë pour passer de plans d’eau en plans d’eau... Se demander ce qu’est ce gros « truc » qui nage là-bas, et réaliser que ce n’est rien de moins qu’un ours noir, qui se promène maintenant sur la rive, là, juste devant! ...
Passer l’après midi à dormir ou jouer chacun dans sa tente pour laisser passer l’orage... Savourer le rayon de soleil qui perce et qui revient nous réchauffer, le plaisir simple d’être ensemble...
3 jours magiques au fil de l’eau, coupés du monde, à vivre au rythme du soleil ou de la pluie... Instants uniques et inoubliables!
En Ontario, on a aussi aimé...
Le Chikanishing Trail, toujours dans la région de Killarney, qui n’en finit plus de nous éblouir... Après 3 jours à pagayer en pleine nature, la petite troupe s’y dégourdit les gambettes, sous un beau soleil. Rando et baignade improvisée dans le cadre somptueux de la Georgian Bay, sur le Lac Huron... Quelle paix!
La très paisible Île de Manitoulin, sur le lac Huron, où l’on profite de la douce atmosphère de fin de saison... Reprendre notre rythme, faire la classe dans les petites marinas, en regardant la sortie de l’eau des bateaux avant l’hiver, jouer des heures face à la mer, regarder le soleil descendre avant d’aller se coucher bien au chaud dans notre maison au bord de l’eau...
Bruce Peninsula et ses eaux pures et turquoises, côté Georgian Bay, où l’on ne résistera pas à se tremper, le temps d’un long rayon de soleil. Un vrai régal, même s’il commence à faire frais en ce tout début d’automne...
Enfin, incontournables sur notre route vers le Sud Ouest : Niagara Falls ! Alors, oui, elle sont quasi en pleine ville, bordées de constructions... pas très heureuses. Oui, tout ça est bien commercial... mais Oui, elles sont superbes et tellement impressionnantes! Et oui, on en prend plein les yeux, et même plein la figure
Conclusion fraîche, lumineuse, et arrosée de quelques 12 jours d’une si belle intensité en Ontario. Encore une autre facette du Canada découverte, qui donne, évidemment, une incroyable envie de revenir un jour, pour découvrir tout le reste, immense... mais aussi de passer plus souvent du temps avec les amis chers!
Pour l’heure, nous sommes attendus en Californie dans quelques semaines, et il y a bien des choses à découvrir sur notre route entre temps... Cap vers les USA! Prochaine étape : Chicago...
3500 km dans les pattes, et déjà 1000 instants magiques dans la tête. Ce n’est pourtant que le début. En bouclant notre tour de Gaspésie, nous avons atteint les rives du Saint-Laurent... Nous les remontons alors, pour un triple plongeon citadin, avant de gagner l’Ontario...
Québec, ville historique
Accueillis par l’un des tout derniers feux d’artifices de l’été, qui illuminent le ciel au dessus du Saint Laurent, nous établissons notre camp de base au bord du fleuve, stratégiquement positionné entre une aire de jeux, une piscine municipale et surtout le long escalier de bois, qui mène tout droit vers la vieille ville. Entre 2 plongeons, un nombre incalculable de séances de balançoires et quelques tentatives peu fructueuses (à part pour rattraper une tongue de Ferdinand) de pêche à la ligne, nous gravissons héroïquement les 395 marches qui montent, bien raide, sous les grands arbres, pour aller goûter à ce nouveau morceau, et pas des moindres, du patrimoine Québecquois...
Après 3 semaines de grands espaces, d’explorations nature et de bivouacs les pieds dans l’herbe, on se retrouve un peu déboussolés et submergés au cœur de la cohorte de touristes qui déambule dans le vieux Québec comme dans le quartier latin... Un poil réticents, on se mêle malgré tout à cette nouvelle faune, pour admirer, nous aussi, les incontournables...
L’emblématique Château Frontenac, qui domine toute la ville, la très « montmartroise » rue du Trésor avec ses peintres et caricaturistes, le dédale de ruelles plongeant vers le fleuve, le fameux escalier Casse-Cou, le quartier du Petit Champlain, la jolie (et plus paisible) place Royale avec sa statue de Louis XIV en mode boule-à-neige géante, la promenade aménagée, et ses jets d’eau si tentants, sur les berges du Saint-Laurent... Nos 3 petits sauvages ne semblent pas spécialement gênés par la foule, et crapahutent volontiers à la découverte de ce nouvel environnement, courant dans les ruelles, se mêlant avec émerveillement à chaque attroupement créé par un acrobate de rue, grimpant sur tout les vieux canons qu’ils trouvent sur leur passage; et ils sont nombreuuux!... autant les canons que les acrobates... Il faut dire aussi qu’ici, les boutiques Beaver Tails ne sont jamais bien loin, et qu’une bonne Queue de Castor au chocolat reste certainement la meilleure des motivations pour traverser une ville à pieds!
Montréal, multiple et légère...
Aguerris par ce premier bain de foule citadin, nous nous acclimatons rapidement à la grande et légère Montréal, quelques 250 km plus à l’Ouest. Une ville qui nous est bien douce...surtout quand on a la chance de poser notre camping-car sous les arbres, en plein cœur du paisible et chaleureux quartier du Plateau Mont Royal, tout de suite conquis par son atmosphère « village », ses vieilles maisons de bois ou de briques avec leurs escaliers extérieurs en fer forgé tellement charmants, envahis de bric et de brocs, ses vieux bouis-bouis improbables servant H24 les meilleures poutines de la place (« Chez Claudette » doit en avoir pas moins de 30 différentes à la carte), à coté des supermarchés ultra bio et des petits cafés à la déco bien léchée... ou encore ses parcs, truffés d’écureuils Tic-et-Tac malicieux, dont nos enfants semblent être les seuls à s’émerveiller (nous en conclurons qu’ils doivent être, aux Montréalais, ce que les rats bien dodus de la Planchette sont aux Levalloisiens).
C’est là que nous retrouverons les cousins chéris pour quelques dernières explorations ensemble avant leur retour en France 😢 Petits dej pantagruéliques (les délicieuses viennoiseries de la @guillaumebakery 😋), avant de partir ensemble à l’assaut de la ville, marchant de quartiers en quartiers sous un soleil éclatant...
Picnic improvisé à l’ombre des grands arbres de Mc Gill University, en pleine effervescence pour la rentrée, « magasinage » dans la longue et bourdonnante rue Sainte Catherine, retrouvailles, toujours bien chouettes, avec nos amis voyageurs les @moine646, « flânage » dans le quartier des spectacles, riche et aéré, en pleine évolution, le vieux Montréal, un peu moins « riant » mais très joli aussi, sans oublier le vieux port bien animé (où nous irons même jusqu’à consentir à un tour de pédalo familial!... « Çaaaaa fait rire les enfants, ça dure jamais longtemps, etc... » ;).
Après les longues journées d’exploration plein les yeux - plein les pattes, nous serons bien contents de rentrer dans « notre quartier », sur le Plateau, de profiter de son atmosphère légère et tranquille de fin d’été, de nous assoir à une terrasse de l’avenue du Mont Royal et se régaler de bons petits plats bien healthy... parce qu’à Montréal (et surtout à Montréal), il n’y a pas que les poutines dans la vie et dans les assiettes! (Même si elles y sont aussi très bonnes). On a beaucoup aimé cette ville, qui ne prétend rien, mais qui « est » simplement... et qui donne bien envie d’y revenir, plus longtemps...
Ottawa, belle capitale méconnue
On a tous un semblant d’idée de ce que doivent sans doute être Montréal ou Québec, mais Ottawa...???... Découverte totale, sans aucune idée préconçue, de cette ville-capitale paisible et aérée, qui ne ressemble à aucune autre.
Nous l’approcherons d’abord par l’eau, en empruntant le bateau taxi qui traverse la rivière des Outaouais... Imposante et superbe silhouette du parlement, puis du Château Laurier, dans un cadre incroyablement verdoyant, impressionnant « escalier » des 9 écluses du Canal Rideau, que nous remontons à pieds, pour pénétrer dans la ville...
Avenues très aérées, au trafic fluide... Face aux Headquarters du 1er Ministre, la colline du parlement, au look très anglais, encore plus impressionnante d’ici... De-ci, de-là, des statues ou monuments rendant hommage à des hommes et des femmes, saluant des combats, pour des causes fondamentales... témoignages parlants de la culture et des valeurs canadiennes, qui nous semblent véritablement empreintes de justice, de respect, d’égalité des chances...
De l’autre côté du canal, on appréciera aussi l’atmosphère plus brouillon et vintage du Marché By, quartier historique des ouvriers du canal, la somptueuse et apaisante Basilique Cathédrale Notre Dame avec son ciel étoilé indigo, ou l’architecture sobre et lumineuse du Musée des Beaux Arts...
Enfin, il ne peut y avoir de visite d’Ottawa, aussi courte fut-elle, sans un passage par l’incontournable Musée canadien de l’histoire, à Gatineau sur l’autre rive de la Rivière Outaouais. Un lieu tellement riche et bien conçu, que l’on aurait pu y passer bien 2 journées... Et, encore une fois, une approche extra pour toucher les plus jeunes : des films 3D, un atelier de fouilles archéologiques, des packs « Petit explorateur » pour aborder à leur manière les galeries les plus complexes, et même un musée totalement dédié, pour plonger littéralement au cœur d’autres univers et cultures lointaines... Monde du théâtre, construction, port de commerce... habitats Mexicain, Indien... marchés du monde... On touche, on se costume, on manipule, on se « prend pour... » Une géniale partie de « Vis ma vie » dont plus personne ne voudra repartir!
Au final, un petit goût de trop peu à l’issue de ces 3 escales citadines, qui réclameraient (et ce sera forcément souvent le cas cette année) d’y consacrer nettement plus de temps... Mais nous sommes attendus à Toronto!... un rendez-vous prévu de longue date, dont nous sommes très impatients nous aussi...
Bonjour, c'est Ferdinand tout à l'envers. Je vais vous montrer une vidéo avec mon nouvel appareil photo bleu foncé. J'espère que cela va vous plaire. Ferdinand NDP (note des parents) : vous noterez la modernité des captations vidéo avec des longueurs et du mouvement ;)
Du 12 août au 23 août
Ile du Prince Edouard, Caraquet, Gaspésie
A peine 2 semaines après notre arrivée, nous quittons déjà la Nouvelle Ecosse, ces terres sauvages magnifiques, qui ont accueilli nos 1ers km éblouis, nos 1ers bivouacs « seuls au monde », nos 1ères sorties et balades à la découverte d’une nature incroyable... Dur de s’y résoudre! Il faut dire que ce n’est pas très fair-play de nous en mettre autant plein les yeux dès les 1ères semaines! On pourrait rester largement plus d’1 mois ici. Comment voulez-vous que l’on avance après ça?
Les cousins au bout du monde
Heureusement, nous avons une vraie excuse valable, ou plutôt une belle motivation : celle de retrouver nos cousins eux aussi en vadrouille, pour 2 mois au Canada.
Retrouvailles presque irréelles sur une plage, à l’autre bout du monde tout simplement... Quelle joie! Quelques embrassades et une bonne baignade plus tard, nous voilà partis pour quelques jours de route ensemble. Trop court, au regard des immensités qui nous attendent encore sur ce continent, mais tellement énorme et intense en comparaison de nos habituels rendez-vous parisiens, toujours à la volée, dans des agendas qui débordent ... On savoure pleinement.
L’Ile du Prince Édouard (PEI)
Tous les 9, nous partons à la découverte de l’Ile du Prince Édouard, plus petit état de la confédération canadienne. Après la Nouvelle Ecosse, l’île nous semble bien peuplée et touristique... un peu comme quand on quitte la Pointe du Raz pour aller n’importe où ailleurs, en fait. Mais on y trouvera notre compte aussi... entre les grandes étendues de sable où les enfants jouent des heures à s’inventer des histoires de châteaux fortifiés, la paisible petite ville de Charlottetown où nous gouttons nos 1ères Queues de Castors, le charme des vieux phares de bois qui balisent, par dizaines, les côtes ciselées de ce tout petit bout de terre,
la découverte du lancer de billots (ou de haches!!.. c’est selon) dans les fêtes bien du cru peuplées de chemises à gros carreaux, les ventrées de homard direct sur le port...
Et aussi, la vie de camping-cariste, avec un bivouac dans les dunes et son dîner « vue sur mer » dans un rayon de lune, une visite de renard au petit déjeuner, des séances vaisselle sur le port, encore quelques belles attaques de maringouins, des pauses et des picnics improvisés là où le vent nous mène, des séances pâtisserie et des festins sur table de camping...
Le Grand Tintamarre à Caraquet
Conclusion festive de cette chouette cousinade itinérante, nous rejoignons ensemble le Nouveau-Brunswick, plus précisément Caraquet, en terres Acadiennes, pour prendre part au Grand Tintamarre (exercice pour lequel nos enfants nous semblent avoir quelques bonnes prédispositions!). Point d’orgue du festival Acadien qui se tient chaque été dans la région, le Grand Tintamarre réaffirme haut et fort la singularité et la force de la culture et de l’identité Acadienne... en faisant le plus de bruit possible, tout simplement!
Armée de trompes, de grelots et autres ustensiles bruyants, notre délégation française, qui atteint un joli petit nombre (puisque nous avons également rejoint les Moine o volant), soutient volontiers la cause, et se mêle à la foule joyeuse... Un moment coloré, bruyant, familial, lumineux et éclatant.
Gaspésie, retour au calme
Au lendemain de la fête, la ville retrouve son calme, et se vide progressivement de tous ses visiteurs colorés. Le moment est venu de reprendre chacun sa route. Une dernière photo de la bande, quelques bons hugs... et on se dit au-revoir, en espérant se recroiser bientôt...
Pour nous 5, ce sera direction Gaspésie, où nous entrons sans nous presser. Première vraie respiration dans ce début de voyage, nous prenons le temps d’un petit « reset général » pour repartir, frais comme des gardons, sur un rythme de croisière bien à nous : gigantesque session lessive, rangements, nettoyages, vidanges et ravitaillements en tous genres, et surtout... rentrée des classes dans le camping-car! Même si on est encore en plein mois d’août, nous voulons très vite ancrer l’école dans notre quotidien de voyageurs. Les enfants battent des mains, trop contents de découvrir ce nouveau morceau de vie de notre aventure...
À partir de maintenant, et 7 jours sur 7, réveil 7h30 (le changement d’heure, en passant d’un état à un autre, nous y aidera), et classe à partir de 8h30, dès que Brune sonne la cloche, à l’aide de son grelot anti-ours made in Canada! Dans cette école, on étudie sur les mêmes manuels que les élèves de Levallois, on a un Cahier du Jour et des devoirs pour le lendemain, il y a aussi des bons points et des tampons « Champion ! » dans la marge, on fait des dictées et on apprend des poésies, on fait aussi des dessins et des gâteaux parfois... comme les copains. La grande différence, c’est qu’on joue dans une cour souvent très grande, qui ne ressemble jamais à celle du jour d’avant, et surtout, que l’on part en sortie de classe tous les après-midi! :)
Au programme de nos 1ères « sorties de classes » :
La faune locale, phoques, loutres et castors, ratons laveurs et autres putois, loups hurlant, ours noirs, et tous les cervidés du quartier, dont Lorenzo, notre 1er original!
Les eaux paisibles et cristallines de la Baie des Chaleurs, où l’on se baigne avec délice dans la lumière dorée du soir, au doux son d’une guitare... tout simplement magique!
Le cadre grandiose du village de Percé avec son rocher spectaculaire, l’île de Bonaventure, et toutes les légendes de sorcières Gaspésiennes qui vont avec, racontées (avec l’accent) à la Saline, vieux hangar de pêche sur le front de mer...
Le relief et la nature sauvage du parc Forillon, au bout du bout de la péninsule, là où les Appalaches s’enfoncent dans les eaux, là où le Saint-Laurent rejoint la mer...
Les sentiers, torrents et cascades des Monts Chic-Chocs, au cœur des terres, que l’on atteindra après quelques bons km de piste chaotique, pour une belle rando... terminée sous la pluie!
L’accueil cool et chaleureux de l’auberge de jeunesse Griffon Aventure, où nous atterrissons par hasard en cueillant, en stop, 3 de ses team members hauts en couleurs... Petite séquence « remember your backpacker’s life », entre le bar animé où l’on trinque dans toutes les langues sous la protection d’une gigantesque tête de Caribou, le feu de camp et la guitare face au coucher du soleil, les baby-foot toujours full, la grande cuisine partagée, où les saveurs et les accents se mêlent... Les enfants sont complètement fans, et voudraient « rester ici toute leur vie »!
On dirait bien que la relève est assurée! 😊 Pour l’heure, il leur faudra tout de même quitter ce nouveau paradis... Direction Québec, Montréal et Ottawa, pour un grand bain citadin avant les immenses lacs et forêts d’Ontario... À suivre!